Il y a des desserts qui impressionnent et d’autres qui réconfortent. Le far breton appartient clairement à la seconde catégorie. Ce gâteau breton à la texture unique, entre le flan et le clafoutis, est l’un de ces desserts familiaux qui nous ramènent instantanément à l’enfance, aux goûters chez mamie, aux dimanches tranquilles.
La bonne nouvelle ? C’est aussi l’un des desserts les plus simples à réaliser, même quand on débute totalement en pâtisserie. Pas de technique compliquée, pas d’ingrédients introuvables, pas de risque de catastrophe monumentale. Le far breton pardonne les approximations et récompense même les novices d’un résultat moelleux et réconfortant.
Alors aujourd’hui, on vous explique comment faire un far breton parfait, avec cette texture fondante caractéristique et ce parfum vanillé qui embaume toute la cuisine. Promis, c’est à la portée de toutes.
1. Les ingrédients indispensables (et pourquoi ils comptent)
Le far breton ne demande que des ingrédients basiques que vous avez probablement déjà dans vos placards.
La farine forme la structure du gâteau. De la farine classique T45 ou T55 fait parfaitement l’affaire. Les œufs apportent le moelleux et lient l’ensemble. N’hésitez pas à les utiliser à température ambiante pour une meilleure incorporation. Le lait crée cette texture crémeuse si caractéristique ; privilégiez du lait entier pour un résultat plus fondant. Le sucre adoucit sans écraser les autres saveurs.
Les pruneaux sont facultatifs mais tellement traditionnels ! Ils apportent cette touche fruitée et légèrement acidulée qui équilibre parfaitement la douceur du gâteau. Choisissez-les moelleux et déjà dénoyautés pour vous simplifier la vie. Le beurre sert à graisser généreusement le moule. Ne lésinez pas, c’est ce qui donnera cette croûte légèrement caramélisée sur les bords !
Enfin, côté parfums : vanille pour la douceur, ou rhum pour une version plus adulte et parfumée. Vous pouvez même combiner les deux si vous aimez les saveurs affirmées.
2. La recette du far breton, étape par étape
Ingrédients pour 6 personnes :
- 200 g de farine
- 150 g de sucre
- 4 œufs
- 1 litre de lait entier
- 1 sachet de sucre vanillé ou 1 c. à café d’extrait de vanille
- 200 g de pruneaux dénoyautés (facultatif mais recommandé)
- 20 g de beurre pour le moule
- Un peu de rhum (optionnel)
Préparation :
Préchauffez votre four à 180°C. Pendant qu’il chauffe, beurrez généreusement un plat à gratin ou un moule rectangulaire. N’ayez pas la main timide : un bon beurrage garantit un démoulage facile et ces bords dorés qu’on adore.
Disposez les pruneaux au fond du plat de façon harmonieuse. Pas besoin de faire un motif compliqué, juste de les répartir équitablement.
Dans un grand saladier, mélangez la farine et le sucre. Ajoutez les œufs un par un en mélangeant bien entre chaque ajout. Puis versez le lait progressivement, par petites quantités, en fouettant constamment. Cette étape est importante pour éviter les grumeaux. Prenez votre temps, allez-y doucement.
Incorporez la vanille et le rhum si vous en utilisez. Mélangez une dernière fois pour obtenir une pâte liquide et homogène, un peu comme une pâte à crêpes épaisse.
Versez délicatement cette préparation sur les pruneaux. Enfournez pour 45 à 55 minutes. Le far est cuit quand il est bien doré sur le dessus et qu’il tremble légèrement au centre quand vous secouez doucement le plat. Ne vous attendez pas à un gâteau complètement ferme. C’est normal qu’il soit un peu tremblotant, c’est même le signe d’une belle texture fondante.
Laissez tiédir avant de servir. Le far est encore meilleur tiède ou à température ambiante qu’à la sortie du four.
3. Les astuces pour un far breton vraiment parfait
Pour obtenir cette texture fondante caractéristique, surveillez la cuisson et n’allez pas au-delà des 55 minutes. Un far trop cuit devient caoutchouteux. L’utilisation de lait entier plutôt qu’écrémé fait aussi toute la différence. Et si vous avez le temps, laissez reposer la pâte 30 minutes au frigo avant de la verser, elle n’en sera que plus homogène.
Pour éviter que les pruneaux remontent pendant la cuisson (le problème classique !), deux astuces : soit vous les farinez légèrement avant de les disposer, soit vous versez d’abord un peu de pâte, vous laissez prendre 10 minutes au four, puis vous ajoutez les pruneaux et le reste de la pâte.
Côté moule, privilégiez un plat rectangulaire en terre cuite ou en céramique qui diffuse bien la chaleur. Le far y cuit de façon plus uniforme que dans un moule en métal.
L’astuce grand-mère qui fait toute la différence ? Déposez quelques petites noisettes de beurre salé sur le dessus du far 5 minutes avant la fin de cuisson. Elles fondent et créent ces petites zones brillantes et légèrement caramélisées absolument divines.
4. Variantes faciles pour personnaliser son far
Le far breton accepte volontiers quelques fantaisies personnelles.
La version nature, sans pruneaux, met en valeur la texture crémeuse du gâteau. Parfaite si vous n’aimez pas les fruits secs ou si vous voulez un dessert ultra-simple.
Les raisins secs trempés dans le rhum remplacent délicieusement les pruneaux pour une version plus parfumée et légèrement alcoolisée.
Pour une version gourmande assumée, nappez le far tiède d’un filet de caramel au beurre salé maison, doublez la dose de vanille, ou ajoutez des zestes d’orange dans la pâte pour une touche d’agrume subtile.
Et pour une version plus légère, réduisez le sucre à 100g (le dessert reste suffisamment savoureux) et utilisez du lait d’amande ou d’avoine à la place du lait de vache. Le résultat sera un peu différent mais tout aussi bon.
Conclusion : le far breton, un dessert simple, généreux et toujours apprécié
Vous l’aurez compris, le far breton est vraiment LE dessert accessible à toutes, même aux cuisinières débutantes qui paniquent devant une recette de gâteau. Pas de prise de tête, pas de technique pointue, juste des ingrédients simples mélangés dans le bon ordre.
Maintenant que vous savez comment faire un far breton, on vous encourage vivement à tester, à adapter selon vos goûts, à vous l’approprier. Ajoutez plus ou moins de pruneaux, jouez avec les parfums, testez différentes cuissons jusqu’à trouver celle qui vous convient parfaitement.
Et puis, il faut bien l’avouer : réussir un far breton maison, c’est un peu ramener la Bretagne dans votre cuisine, même un mardi pluvieux de novembre. C’est sentir ce parfum de vanille et de beurre qui embaume l’appartement, c’est voir les sourires autour de la table, c’est ce petit moment de fierté quand on vous redemande la recette.
Alors, prêtes à enfiler votre tablier ? Votre premier far breton vous attend. Et croyez-nous, il ne sera probablement pas le dernier.
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