La bataille est engagée. Violet quitte Basgiath pour chercher des alliés aux confins du monde connu. Et Rebecca Yarros nous réserve, encore une fois, une fin à couper le souffle. Mais Onyx Storm divise… et c’est peut-être ce qui le rend le plus intéressant.
Notre critique
Onyx Storm
Rebecca Yarros — L’Empyrée tome 3
7/10
Note Absolème
Après le tsunami Fourth Wing et la déferlante Iron Flame, Onyx Storm était l’événement littéraire de début 2025. Les attentes étaient vertigineuses. Les fans de la saga avaient passé des mois à théoriser, à spéculer, à attendre ce troisième tome avec une impatience qui frisait parfois l’angoisse existentielle. Rebecca Yarros pouvait-elle encore surprendre ?
La réponse courte : oui. La réponse longue : oui, mais pas de la façon dont tout le monde l’espérait.
Onyx Storm, de quoi ça parle ?
Violet Sorrengail quitte l’Académie de Basgiath pour une mission périlleuse : trouver des alliés capables de renverser le cours d’une guerre qui semble perdue d’avance. Cette quête l’emmène dans des territoires inexplorés, à la rencontre de cultures et de peuples que les livres d’histoire de Navarre n’ont jamais mentionnés… ce qui en dit long sur ce qu’on lui a caché depuis toujours.
Pendant ce temps, la menace des venins évolue, les alliances se redessinent dans l’ombre, et la relation entre Violet et Xaden continue de naviguer dans des eaux troubles. Sans spoiler davantage, disons que ce tome élargit considérablement l’univers de la saga. Et que le final laisse la communauté des lecteurs dans un état proche de la détresse émotionnelle.
Ce qu’on a adoré dans Onyx Storm
L’élargissement de l’univers est la grande réussite de ce tome. On quitte enfin les murs de Basgiath pour découvrir d’autres cultures, d’autres systèmes de magie, d’autres façons d’appréhender le monde. C’est exactement ce que la saga nécessitait pour ne pas tourner en rond, et Yarros le fait avec une inventivité réjouissante.
Violet, elle, gagne en maturité. Elle fait des erreurs, elle les assume, elle grandit. Chose qu’on lui reprochait parfois de ne pas faire assez dans les tomes précédents. Et le cliffhanger final ? Dévastateur. Absolument dévastateur. On ne dira rien de plus.
Ce qu’on retient
Plus que les tomes précédents, Onyx Storm s’intéresse à des questions politiques et morales complexes : la propagande, les alliances fragiles, le prix de la vérité dans un monde en guerre. C’est un tome plus ambitieux dans sa construction du monde, plus sérieux dans ses enjeux. Certaines lectrices l’ont trouvé trop éloigné de la romance qui faisait le sel des deux premiers tomes. D’autres y ont vu une saga qui mûrit et s’assume en tant que vraie fantasy épique.
Le bémol honnête du tome 3 de l’Empyrée
La première partie du roman est longue à démarrer. Très longue. Les dragons sont moins présents qu’attendu, la romance est réduite à sa portion congrue, et certaines scènes de transition auraient pu être resserrées. Onyx Storm est clairement un tome de transition. Nécessaire, bien construit, mais parfois laborieux. Celles qui lisaient la saga pour la romance risquent de trouver le temps long avant que le final ne rattrape tout.
Pour qui c’est fait ?
Pour les fans de la saga uniquement : commencer par Onyx Storm serait une hérésie narrative. Ou encore pour toutes celles qui ont survécu au cliffhanger d’Iron Flame et qui ont besoin de réponses. Et pour les amatrices de fantasy épique qui ne sont pas allergiques aux tomes de transition qui posent les bases d’une conclusion explosive.
Notre verdict sur Onyx Storm
⭐⭐⭐½ Onyx Storm divise, et c’est normal : il prend des risques que les deux premiers tomes n’ont pas pris. Moins immédiatement jouissif, plus ambitieux dans sa construction, il récompense les lectrices patientes avec un final dévastateur qui donne terriblement envie de lire la suite. Rebecca Yarros joue la longue durée… et on lui fait confiance.
🧡 L’avis de Laëtitia
« Plus lent à démarrer que les tomes précédents, mais ce final m’a achevée. Rebecca Yarros joue avec nos émotions et elle le sait très bien. Vivement la suite ! »
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